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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:33

 

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Par Les Echos | 05/11 | 12:45 | mis à jour à 13:02


Le coût prévisionnel de cette ligne ferroviaire à grande vitesse a plus que doublé par rapport aux estimations initiales. La Cour préconise de «ne pas fermer trop rapidement l'alternative consistant à améliorer la ligne existante».

DR

La Cour des comptes vient de porter un coup au projet de ligne ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin. Lundi, elle a publié un référé sur le sujet qu'elle avait adressé au Premier ministre le 1er août dernier. Et son constat est alarmant : « Du fait notamment du renforcement des règles de sécurité et du changement de tracé de la partie commune, écrit-elle, l'estimation du coût global est passée, en euros courants, de 12 milliards d'euros en 2002 à 26,1 milliards, selon les dernières données communiquées par la direction générale du Trésor ».

 Dans un contexte de rigueur budgétaire, et alors que le gouvernement s'est engagé, cet été, à faire le tri dans ses projets de lignes TGV, la Cour des comptes, sans occulter « le caractère international du projet, son ancienneté et sa complexité », s'interroge sur sa pertinence. D'autant que, note-t-elle, « les prévisions de trafic établies dans les années 1990, qui envisageaient la poursuite d'une forte croissance, ont été fortement remises en cause depuis. Le risque de saturation des infrastructures existantes n'est aujourd'hui envisagé qu'à l'horizon 2035 ».

 « Accords internationaux »

La Cour des comptes recommande en conséquence « de ne pas fermer trop rapidement l'alternative consistant à améliorer la ligne existante » et, « si le projet doit être poursuivi, d'étudier les mesures éventuellement contraignantes de report du trafic transalpin de la route vers la voie ferrée ».

 En juillet dernier, un porte-parole du ministère des Transports avait affirmé le caractère « majeur » du projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin, en indiquant qu'il devait toutefois être soumis à « un nouvel accord qui tiendra compte des financements disponibles, notamment européens ». Ce projet est lié « par des accords internationaux ainsi que par un traité. La parole de nos deux pays [la France et l'Italie, NDLR] est engagée et il n'a jamais été question de revenir sur cette parole », avait cependant ajouté le ministère.

 

 

Source: http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/0202365317337-lgv-lyon-turin-la-cour-des-comptes-s-inquiete-du-derape-du-cout-du-projet-507278.php

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