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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 02:48

 

 

 

 

10 décembre 2020

Michèle Rivasi  est députée européenne depuis 2009, membre d'Europe Écologie Les Verts (EÉLV). Elle est députée de la Drôme de 1997 à 2002, puis vice-présidente du conseil général de la Drôme et adjointe au maire de Valence de 2008 à 2009N 1. Co-fondatrice et première présidente de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) en 1986, une association créée après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, Michèle Rivasi cofonde, avec Corinne Lepage, une autre association, l'Observatoire de vigilance et d'alerte écologique (Ovale). Son engagement militant et associatif s'est aussi traduit par sa vice-présidence du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem) et par sa direction de Greenpeace France (2003-2004)

Le STOA organisateur est une "unité de prévision scientifique du Parlement européen", organe officiel composé de parlementaires, lesquels invitent divers experts scientifiques. Leur rôle est d'identifier des stratégies à long terme utiles pour les commissions de l'UE, en évaluant les données  scientifiques, dont celles liées aux nouvelles  technologies. 

Extraits de l'analyse qu'en tire Maurizio Martucci, de l'Alliance Italienne Stop 5G

Parlement européen, tournant sur la 5G : "il faut un moratoire !"

Chercheurs, politiciens et scientifiques isolent l’ICNIRP

par Maurizio Martucci

Surtout, les deux données politiques les plus importantes qui ont émergé aujourd'hui du Panel pour l'avenir de la science et de la technologie (STOA), organisé par le Parlement européen sur les dangers socio-sanitaires et environnementaux de l' Internet des objets :

1) La prise de conscience croissante des risques encourus par les citoyens européens dans l'opposition à la 5G est officiellement entrée à l'ordre du jour des travaux parlementaires des commissions de l'UE à Bruxelles.

2) Les certitudes limitées aux seuls effets thermiques construits depuis 1992, et la fiabilité de la Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) sont remises en cause.

Les intervenants ont été invités à répondre à trois questions principales :

1. L'évaluation des risques 2020 de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) des effets sur la santé et l'environnement des champs électromagnétiques est-elle suffisamment solide et fiable pour définir des politiques de protection?

2. Les limites d'exposition recommandées par l'ICNIRP pour les champs électromagnétiques, qui sont principalement basées sur des effets de réchauffement des tissus à court terme, sont-elles suffisamment protectrices pour éviter les dommages causés par des expositions à des niveaux inférieurs et à long terme qui sont inférieures aux limites de l'ICNIRP ?

3. Existe-t-il suffisamment de recherches indépendantes sur les effets de la 5G sur la santé et l'environnement qui contribueraient à rassurer le public et à minimiser les responsabilités futures?

Parmi les eurodéputés la réunion était présidée par la française Michéle Rivasi (groupeVerts / EfA) et le bulgare  Ivo Hristov (Groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates), membre de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie. L'observateur spécial de l'atelier était Rodney Croft, Diplômé en philosophie, conférencier australien en psychologie et nouveau président de la controversée Commission internationale sur la protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP).

Pour Arno Thielens (Université de Gand, Belgique), l'ICNIRP produit une documentation partielle et non exhaustive de la littérature biomédicale disponible, notamment muette pour l'impact sur l'écosystème (flore, faune). Pour Gérard Ledoigt (Clermont Université, France), "les ondes radiofréquences non ionisantes représentent une toxicité et l'ICNIRP n'est pas adéquate pour cette étude, un moratoire sur la 5G est nécessaire pour une étude indépendante qui en clarifie les effets". Selon Elisabeth Cardis (Institut pour la santé globale, Barcelone), nous sommes en "manque de recherche sur les protocoles de mesure, l'exposition, ainsi que les expériences in vivo et in vitro pour évaluer l'impact du réseau 5G sur la santé", tandis que la scientifique Fiorella Belpoggi a résumé sa position sur les résultats de recherche menée en Italie par l'Institut Ramazzini.

La conclusion, animée par David Gee (Institut de l'environnement, de la santé et des sociétés de l'Université Brunel à Londres), a abouti à un appel aux députés pour ne pas soumettre tous les Européens à une expérimentation. Michèle Rivasi : "il est nécessaire de nous laisser le temps de produire les études requises. Surtout sur les plantes, les micro-organismes et le stress génétique. Poursuivre le déploiement de la 5G, pour et contre tout, c'est à nouveau mettre la population européenne en position de cobayes et d'exposer les plus sensibles à un risque global, massif et inacceptable". C'est une avancée par rapport à l'année dernière, où un premier atelier sur les dangers de la 5G, avec Martin Pall, Marc Arazi, Piernciola Pedicini, Klaus Buchner et Michèle Rivasi, avait juste abordé le sujet.

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