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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 11:27

 

 

 

 

28 novembre 2020

Le texte ci-dessous a été envoyé, aujourd'hui,  aux 232 délégués/e de l'OPCI

 

5G- Pour une opposition de la Communauté d'Agglomération du Pays Basque

La construction de ce nouveau réseau de communication sans fil nous est présentée comme fatale, incontournable. Alors que le développement technologique apparaît de plus en plus clairement contradictoire avec le progrès social et que son impact destructeur des conditions de vie sur Terre se précise, l'empressement des décideurs sur ce projet semble davantage relever d'une croyance mystique que d'une politique raisonnée.

Malgré la promesse de respecter ses avis, le gouvernement va jusqu'à repousser sans appel la demande de moratoire exprimée par la Convention sur le climat qu'il avait lui-même mise en place en sélectionnant 150 citoyens.

Pourtant, la nécessité d'un tel système n'a pas été démontrée. Les déjà nombreux réseaux déployés (2, 3, et 4G) ne sont pas encore opérationnels sur tout l'Hexagone ; un coûteux chantier de déploiement de la fibre haut débit est en route et déjà l'Europe prépare la 6G !

 

C'est pourquoi, avec la 5G, sont annoncés d'hypothétiques bienfaits comme la chirurgie à distance, alors que la fibre est bien plus fiable et qu'il est aisé de la raccorder aux hôpitaux. Cet exemple-prétexte montre bien les conséquences de ces innovations numériques : éloigner les services des personnes qui en ont besoin.

A bout d'argument dans leur tentative pressée de rendre naturelle cette innovation, les promoteurs de la 5G proclament que si cette technologie n'était pas développée au plus vite, la France prendrait du retard sur les puissances concurrentes. Nous y sommes ! Il s'agit bien d'une course. Une course effrénée. Face à toute critique, à toute demande de débat, la doctrine gouvernementale se résume ainsi : la 5G est le levier de la relance économique. Ce projet de relance de l'industrie, c'est celui de la smart city, celui d'un monde automatisé qui fonctionne tout seul, effaçant l'intervention humaine. C'est un monde sans contact réel entre les personnes. Au fur et à mesure que se multiplient les objets connectés bourrés d'intelligence, l'homme perd un peu plus la sienne.

Confier notre destin aux réseaux de téléphonie sans fil, ce serait aussi oublier que ce modèle nécessite des milliers d'antennes émettant des ondes électromagnétiques qui laissent de moins en moins de zones indemnes de cette pollution invisible mais néanmoins néfaste. Oublier également que tout cela fonctionne avec de l'électricité en quantité croissante. Oublier le pillage de métaux qui se font chaque jour plus rares. Oublier les dégâts prévisibles provoqués par une panne de courant…

L’État ne semble pas disposé à entendre les municipalités ni les communautés d'agglomérations. Les élus devraient donc se taire, courber l'échine devant l'autorité. Renoncer à relayer les craintes des habitants, ne surtout pas enquêter sur les nuisances les affectant. Les élus locaux ne sont-ils compétents que pour recevoir reproches et leçons de fidélité aux gouvernements en place ?

Ces dernières semaines, un certain nombre de villes expriment une demande de moratoire. En général, cette demande de suspension est motivée par le manque de connaissance sur les effets sanitaires de cette technologie. Mais si l’ANSES dans son rapport préliminaire d’octobre 2019 conclut en ne posant que des questions, doit-on prévoir qu’elle ne tardera pas à fournir des conclusions rassurantes sur cette question alors que son expertise est uniquement basée sur des analyses biographiques.

 

Doit-on négliger les autres nuisances et parmi celles-ci, en bonne place, la surveillance généralisée qu'elle permet ? Et un contrôle social de plus en plus important à venir.

Quelle que soit la forme que pourra prendre une position officielle de défiance vis-à-vis de la 5G, ce qui sera déterminant sera la façon de tenir cette position contre vents et marées.

 

Quelques pistes pour s'opposer

La loi ne laisse que peu de moyens légaux pour s'opposer à l'implantation d'antennes. Et les ordonnances prises par le gouvernement le 25 mars 2020 dans le contexte de la Covid, et réactivée avec le renouvellement de l’état d’urgence sanitaire, simplifient encore la tâche aux opérateurs en ôtant tout besoin d'autorisation pour ériger leurs antennes.

Pourtant, des choses restent possibles. Les EPCI et les municipalités peuvent refuser que soit posé quoi que ce soit sur les biens relevant de leur compétence. Elles peuvent demander aux propriétaires privés de refuser toute proposition qui leur serait faite de construction de pylônes sur leurs terrains.

Mais aussi, les élus locaux peuvent organiser des débats publics, ils sont en droit de réclamer aux quatre opérateurs de téléphonie mobile des informations sur ce qu'impliquerait le déploiement de la 5G sur leurs communes, ils peuvent assurer une information précise de la population afin qu'elle ait les moyens de réagir. Ils peuvent relayer le refus à tous les niveaux institutionnels.

 

 

Les associations et Collectifs anti-Linky & 5G du Pays Basque

AskiLinky, Ahetze : contact@askilinky.fr

Action Citoyenne Environnement, Hendaye : acenvironnement@hotmail.fr

Ascain Cadre de Vie : ascaincadredevie@gmail.com

CADE : cadelgv@gmail.com

CALA, Anglet : cala64600@protonmail.com

Collectif Anti-Linky & 5G de Soule : http://linkyrikez.eklablog.com/

Collectif Ez Linky, Saint Pée : ezlinky.saintpee@free.fr

L’Etincelle 2.0, Bayonne : stoplinky_bayonne@yahoo.fr

Linkyez Azkaine : linkyezazkaine@gmail.com;

Résistance aux Linky & 5G, Saint Jean-de-Luz/Ciboure : ralinky@hotmail.com ;

Ondes de choc, Biarritz : contact@ondes-de-choc.org ;

Stop Linky, Bayonne : stoplinky_bayonne@yahoo.com;

 

 

 

 

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