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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 14:17

 

 

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le 1 février 2013  - Le chantier de la LGV Tours-Bordeaux doit être livré en 2017. Le prolongement vers Toulouse et Hendaye doit être arbitré dans le cadre du futur Schéma national des infrastructures de transport. Photo: M.Garnier pour LISEA 2012


 

Transports Si le projet de ligne à grande vitesse vers Toulouse et/ou Hendaye n'est pas tenu, une partie du financement de Tours-Bordeaux sera remise en cause. Les élus se battent pour que le projet soit conservé dans les arbitrages à venir.


La ligne à grande vitesse (LGV) aura-t-elle pour terminus Bordeaux ? Ou bien ira-t-elle jusqu'à Toulouse et Hendaye, comme cela est programmé dans le GPSO (Grand projet du Sud-Ouest) ? « Ça passera parce que ça doit passer. C'est l'avenir » a déclaré François Hollande en déplacement en Gironde le 10janvier, suscitant les applaudissements de l'assistance. Mais le chef de l'État n'a pas répondu pour autant aux vraies questions : ça passera quand, jusqu'où, et avec quel argent ?


Commission pour arbitrer entre les grands projets

Le projet de LGV au-delà de Bordeaux est inscrit dans le Schéma national des infrastructures de transport (Snit). Une inscription qui ne vaut pas engagement de l'État. 245milliards d'euros de projets sont actuellement prévus dans le Snit : Grand Paris express, canal Seine-Nord, aéroport Notre-Dame-des-Landes... Une somme dont l'État ne dispose pas. Une commission ad hoc a donc été constituée pour arbitrer entre ces différents grands chantiers. Le Snit nouvelle mouture, rebaptisé Mobilité 21, devrait être connu en avril.


12milliards d'euros pour 450km de nouvelles lignes

Les 450km de nouvelles lignes au-delà de Bordeaux devraient coûter 12milliards d'euros. Les élus du Sud-Ouest soulignent la pertinence économique du projet. « Bordeaux-Toulouse est prioritaire, non seulement parce que Toulouse est la 4 e ville de France mais parce que c'est, de tous les projets, le plus rentable », considère Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées.


Voie dissonante parmi les élus

Dans le concert des politiques pour soutenir le GPSO, une voie dissonante s'est faite entendre. Le député socialiste Gilles Savary estime pour sa part que « la ligne ne se fera pas tout de suite, il s'agit là d'une priorité de second rang. » Un propos qui a fait rapidement réagir Alain Rousset, président de la région Aquitaine : « Je n'aime pas qu'un ami change d'avis. Je n'aime pas qu'au moment de la bataille on quitte les rangs. Nous sommes en compétition avec d'autres régions, le gouvernement devra trancher, quand un Aquitain rompt les rangs c'est une faute. Ce dossier LGV est le plus rentable de France. » Si le projet vers Toulouse et Hendaye est reporté, voir abandonné, les conséquences seront plus importantes qu'on peut l'imaginer. Certaines collectivités ont apporté leur écot au chantier Tours-Bordeaux à condition que la LGV se prolonge au-delà dès 2017. « Entre 300 et 400millions d'euros sont concernés, indique André Bayle, chef de mission GPSO. Cet élément sera intégré dans les futures décisions. »


 Soutien financier probable de l'Union européenne

Par ailleurs, le tracé vers l'Espagne peut espérer un soutien financier supérieur au milliard d'euros de l'Union européenne dans le cadre du réseau de transport transeuropéen. Réseau Ferré de France (RFF) suit également un autre dossier sensible : le désengagement de certaines collectivités. « En Poitou-Charentes, Aquitaine et Midi-Pyrénées, des collectivités ont suspendu leur paiement pour un total de quelques dizaines de millions d'euros, déclare Bruno de Monvallier, directeur régional de RFF. Attention à l'effet d'entraînement. RFF ne pourra pas jouer le banquier à chaque fois ». Effectivement, l'entreprise publique, qui cumule 30milliards

 


 

Source: http://www.lejournaldesentreprises.com/editions/31/actualite/infrastructures/lgv-sud-ouest-les-enjeux-d-un-eventuel-report-01-02-2013-176484.php

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