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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 10:10

 

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21/05/2013 Benjamin DUINAT


La mairie d’Irun est immédiatement montée au créneau à la suite de la publication la semaine passée par le ministère de l’Équipement du nouveau tracé de la grande vitesse au sud de la Bidassoa. Miguel Ángel Páez, délégué à l’environnement de la municipalité, a d’ailleurs réagi, alléguant que la nouvelle proposition “est à la fois inutile et préjudiciable”, car elle ne prévoit pas d’arrêt à Irun et que l’itinéraire passe à travers un parc naturel.


Ainsi, Irun ne bénéficierait d’aucun arrêt. Cela limiterait, pour la ville frontalière, le passage des trains à grande vitesse aux conséquences indésirables induites par l’effet dit tunnel, autrement dit pâtir des impacts nuisibles de la construction de la nouvelle voie sans pour autant profiter des aménités et du rôle de dynamisation du territoire qu’elle induirait. Aussi Miguel Ángel Páez a-t-il annoncé que “la mairie d’Irun prévoit de proposer plusieurs corrections au projet”.


De plus, le nouveau tracé passerait plus au sud que le précédent. Cela supposerait donc, aux dires de Miguel Ángel Páez, “un impact néfaste plus important sur les espaces naturels, puisqu’il passe par le parc naturel d’Aiako Harria [Trois couronnes, ndlr.]”.


Toujours est-il que le délégué à l’environnement de la mairie a tenu à minorer la portée du document établissant le nouveau tracé d’après le quotidien Diario Vasco, en ce sens qu’il s’agirait encore d’un projet embryonnaire prévoyant des travaux qui ne se feraient que “dans un avenir lointain”.


La position française attendue 

À la fin du mois de juin, l’État français doit présenter un rapport dans lequel il aura défini les principales orientations de la ligne à grande vitesse. Des 70 projets existants, seuls quelques-uns seront retenus, faute de fonds suffisants. Or, il est vraisemblable que la priorité soit donnée à la ligne Bordeaux-Toulouse plutôt qu’au tronçon Bordeaux-Hendaye.


L’Y basque avance au ralentiLes travaux d’aménagement de la grande vitesse ferroviaire au Pays Basque Sud, l’Y basque, peine à passer la vitesse supérieure. Du reste, l’écho des doutes quant à la réalisation du projet se fait chaque fois plus important.


Le principal problème porte sur le tronçon qui doit relier les villes de Gasteiz et Bilbo. À travers la société publique Adif, le ministère de l’Équipement est le maître d’œuvre des travaux dont la tournure n’augure rien de bon pour les thuriféraires de la grande vitesse.


D’abord, le budget a été réduit de 40 %. De plus, Adif a instamment demandé aux entreprises ayant décroché ce marché public de ne travailler qu’à hauteur de 15 % de ce qui était initialement prévu : il n’y aurait pas suffisamment d’argent pour que la société publique puisse honorer ses contrats.


Il est néanmoins curieux de constater que le tronçon traversant le Gipuzkoa continue d’avancer correctement. Le budget qui lui a été alloué en 2013 est exactement le même que celui de 2012, soit 350 millions d’euros. Selon la conseillère de Politique territoriale et d’Environnement du gouvernement autonome basque, Ana Oregi, cette partie pourrait fonctionner dès 2018.


 


source: http://www.lejpb.com/paperezkoa/20130521/403973/fr/Modification-du-trace-l%E2%80%99Y-basque--Irun-perdant-

 

 

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