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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 08:28

 

 

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Jean-Louis Chauzy, président de l’association Eurosud Transport. (photo dr)


Publié le 10/10/2013 à 06h00 | Mise à jour : 10/10/2013 à 08h21
Par Jean-Bernard Gilles


Le gouvernement s’oriente vers une enquête publique en 2014 vers Toulouse et Dax.


On aura finalement appris pas mal de choses au colloque sur la LGV organisé mercredi matin par Jean-Louis Chauzy et l’association Eurosud Transport qu’il préside. D’abord qu’il ne suffit pas que les principaux élus du Grand Sud, majoritairement de gauche, viennent à Paris pour défendre leurs projets de grande vitesse ferroviaire, pour que le gouvernement envoie un de ses représentants. On n’ose imaginer l’ire des élus socialistes du Sud-Ouest si le gouvernement Fillon avait pratiqué une telle politique de la chaise vide.


On aura pu aussi découvrir à quel point le président de la Région Aquitaine, Alain Rousset, en veut à la SNCF qu’elle soupçonne d’avoir pesé de tout son poids dans la rédaction de la commission Duron qui n’a pas retenu le tronçon Bordeaux-Hendaye dans ses priorités, pas plus que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault d’ailleurs. Les échanges d’hier éclairent aussi le combat mené par Alain Rousset à la tête de l’Association des présidents de Régions de France contre la future loi ferroviaire et les pratiques contractuelles de la SNCF.


Malvy optimiste 

On aura enfin eu la confirmation que Martin Malvy (président de Midi-Pyrénées) et les élus de sa région sont plus que confiants dans le lancement de l’enquête publique, probablement après les élections municipales du printemps prochain. Bordeaux-Toulouse se fera. Il faudra sans doute que les Toulousains attendent un peu. « 2022-2023 », espère encore Martin Malvy. Sans doute au-delà, car le financement de l’opération, plus de 7 milliards d’euros, reste une énigme à ce jour.


Mais l’info principale du jour, même si le gouvernement garde encore le silence est que l’enquête publique ira sans doute jusqu’à Dax. « C’est plus qu’une avancée », estime Alain Rousset. La nouvelle rassurera sans doute les élus landais, ainsi que ceux des Pyrénées-Atlantiques car elle laisse une porte ouverte sur la suite. « Cette décision pourrait nous faire reconsidérer notre position sur le financement Bordeaux-Tours aujourd’hui supendu », a dit hier Georges Labazée, le patron des Pyrénées-Atlantiques. Au-delà de Dax, un projet d’intérêt général (PIG) pourrait geler l’urbanisation sur la bande des 1 000 mètres sans permettre toutefois les expropriations. On verra si les Basques s’en satisfont. Seul problème, il interdirait le financement par l’Europe de la partie transfrontalière, la plus subventionnée. Mais la France aura jusqu’en 2020 pour présenter son dossier à Bruxelles. Demain sera un autre jour.

 


 

Source : http://www.sudouest.fr/2013/10/10/ligne-a-grande-vitesse-ce-qui-va-se-passer-1194443-3350.php

 

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