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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 10:11

 

 

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Photo ACE

 

Pour écrire cet ouvrage, l’auteur a du affiner les recherches, se plonger dans des rapports, des bilans élaborés par des professionnels maîtrisant l’art de sophistiquer les dossiers jusqu’à les rendre compliqués ou indéchiffrables. Ils savent bien que devant le fait le plus anodin présenté de manière abstraite, les curieux se découragent.


Pas un opposant à la grande vitesse ferroviaire…Rassembler les informations, les recouper, c’était relever un challenge.

 

Relever un challenge pour illustrer les propos de la Cour des comptes sur les méthodes d’évaluation socio-économique et financière « insuffisamment transparentes » qui « ne guident pas toujours efficacement les décisions. » des évaluations a priori « trop souvent réalisées par les maîtres d’ouvrage, sans contre-expertise indépendante».

 

Relever un challenge pour illustrer les sévères conclusions des rapports Mariton, Bianco, Auxiette ou des Assises du ferroviaire…

 

Relever un chalenge pour illustrer le constat de la commission Mobilité 21 : « les lignes à grande vitesse soulèvent d’importantes difficultés de mise en œuvre », car le coût « excède largement le budget que la nation peut consacrer à ses infrastructures de transport ».

 

Montrer comment au fil des investissements dans les LGV la dette ferroviaire s’est alourdie pour dépasser 40 milliards d’euros et le réseau existant a été laissé en déshérence.

 

Montrer comment l’Espagne leader européen de la grande vitesse ferroviaire est en train de construire une nouvelle « bulle » analogue à la « bulle immobilière ». Les lignes sont toutes déficitaires du fait de leur coût et de leur sous-fréquentation.

 

Proposer d’autres solutions moins onéreuses avec l’aménagement et la modernisation des lignes existantes. Les études existent mais ne sont pas prises en compte au mépris du Grenelle de l’environnement qui préconise de « prendre en compte une décision alternative à la décision publique si elle apporte des réponses plus respectueuses de l’environnement ».

 

Pari réussi, ce livre très documenté en apporte la preuve.

 

« Les Grandes Voraces » par Pierre Recarte, 2014, Editions NUVIS questions d’actu, 3 avenue Hoche, 75008 Paris.

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