Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 07:01

 

 

Arivem-2juin12-3.JPG

 

 

le 17 novembre (RV à 15 heures devant le musée d’Orsay, en direction du ministère de l’Ecologie, bd Saint-Germain)

 

Non au greenwashing de nos ordures sur le dos des habitants du 93  ! 

 

Parmi les grands projets inutiles ou nocifs qui soulèvent l’opposition des populations actuellement, il en est un dont on n’a pas encore beaucoup entendu parler et qui pourtant se situe à nos portes – ou du moins aux portes des habitants de l’Est parisien. Le Syctom (qui gère le traitement des ordures de 84 communes de la région parisienne et est présidé par le socialiste François Dagnaud) a en effet passé contrat en 2010 avec la multinationale Urbaser pour la construction de la plus grosse usine de TMB-méthanisation d’Europe sur le site de l’actuelle déchetterie de Romainville (à la frontière à la fois de Pantin, Bobigny et Noisy-le-Sec). Et cela dans la plus grande discrétion  !  C’est en effet lors de l’affichage du permis de construire l’année dernière que des riverains découvrent le pot-aux-roses. Ils partent à la pêche aux informations, et se constituent rapidement en association pour se défendre.


En quoi ce projet est-il non pas inutile mais profondément nocif  ? La méthanisation n’est-elle pas un procédé «  écologique  » et économique (on fait fermenter les ordures, on récupère du gaz méthane comme source d’énergie et du compost comme engrais pour l’agriculture)  ? Oui, sur le papier. Mais en pratique il y a de gros risques d’explosion et d’incendie, qui justifient une implantation hors des zones habitées, alors qu’on est là en pleine zone urbaine et à proximité d’immeubles d’habitation, d’usines, d’une école et d’une voie de chemin de fer où passent 1800 trains par jour... Mais surtout, avant la méthanisation, il y a le «  tri mécano-biologique  » (TMB)  : les ordures arrivent mélangées et sont triées mécaniquement pour séparer les éléments organiques du reste. Un procédé de tri très imparfait, qui fait qu’on retrouve dans ce qui est mis en fermentation des quantités non négligeables de plastique, de métal, de métaux lourds… D’où une fermentation malodorante qui empuantit les zones avoisinantes placées sous le vent et, au bout du processus, un «  compost  » inutilisable en agriculture, donc condamné à repartir vers la décharge ou l’incinération…Ce projet est donc dangereux, nocif pour les populations avoisinantes, économiquement irrationnel, mais aussi écologiquement contre-productif. Car si l’investissement, estimé à 400  millions d’euros pour la seule construction de l’usine, devait se faire, ce sont les solutions véritablement «  vertes  » (compostage domestique, tri à la source et recyclage systématique des ordures résiduelles) qui seraient condamnées à ne jamais voir le jour à l’échelle parisienne.


Une opposition s’est rapidement organisée dans le cadre de l’association Arivem, indépendante de toute force politique ou syndicale constituée (tous les partis représentés au Syctom avaient voté le projet), regroupant des riverains de toutes convictions et origines. L’Arivem a fait un gros travail de recueil d’informations (voir son site) – notamment en prenant contact avec les associations de riverains d’autres usines de TMB-M et en faisant établir une contre-expertise du projet et élaborer une solution alternative de traitement des ordures des communes concernées. Elle a par ailleurs travaillé à sensibiliser et à mobiliser la population locale (une première manifestation a eu lieu à Pantin en juin). Sous sa pression, le Syctom s’est vu contraint de décider d’un moratoire et de commander un audit du projet (qu’il a confié à l’organisme de son choix…). Il prendra la décision de maintenir ou non le projet dans les semaines ou jours qui viennent.


En manifestant le 17 novembre, nous voulons montrer l’importance de l’opposition au projet au sein de la population locale, mais aussi parmi les populations d’autres usines ou projets semblables déjà mobilisées. Et nous espérons obtenir aussi le soutien de tous ceux qui refusent que le contenu de leurs poubelles serve à polluer la vie de populations éloignées du cœur de Paris, qui seraient trop démunies pour se faire entendre.


Venez le plus nombreux possible, avec vos amis, vos enfants, vos parents… Chaque présence pèsera de son poids dans cette mobilisation.


 

Source:  arivem.free.fr 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires