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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 13:43
 


  Quand le CADE en prend plein la gueule, il met les points sur les i.

 

Le 25 février 2009, les opposants à l’implantation de l’usine de traitement des déchets sur le site de Batz à Bayonne tenaient une réunion. A cette occasion, on a vociféré très fort contre le CADE, accusant l’un de ses porte-parole moustachu d’être abertzale, puis complice du maire de St Pierre d’Irube président de Bil Ta Garbi.

 

Sur le fond :

Dès qu’il a été prévu d'arrêter l'incinérateur de Bacheforès, les autorités ont envisagé pour le remplacer, un autre incinérateur géant (voir ortzadar N°88) capable de brûler 150 000 t/an et pour financer et nourrir la bête on a créé un syndicat de 200 communes.

Le CADE s’est battu (quand d’autres vociférateurs dormaient les poings fermés) contre l’incinérateur (la pire des solutions voir ortzadar N° 106 ; 108 ; 119 etc..), pour des syndicats plus petits capables de gérer leurs déchets au plus près de leur production, pour un tri plus important en amont et pour la production de moins de déchets. Le CADE a donc manifesté contre les prospectus publicitaires (voir ortzadar N°112), contre le sur-emballage devant Carrefour etc.. (voir Ortzadar 103).Il a également organisé des conférences avec des spécialistes comme Mr Pierre-Emmanuel Neurohr, directeur du CNIID (centre national d'information indépendante sur les déchets) et le professeur Paul Connett, un américain qui parcours le monde pour promouvoir la politique du zéro déchet (voir ortzadar N°108), Mr Daniel Dietman, l'exemple à suivre (voir ortzadar N°105) qui reviendra le 25 avril 2009 à Bayonne. Il a également accueilli, à Mouguerre, la coordination nationale de réduction des déchets (voir ortzadar N° 108).

Lorsque Bil ta Garbi a abandonné l’option de l’incinérateur, le CADE s’est félicité de ce choix. Cependant, 200 communes dans le syndicat impliquaient des installations très importantes en termes de quantité de déchets traités et les projets se sont très vite heurtés à de très forts rejets des populations qui auraient sans doute accepté de traiter leurs déchets mais pas 140 000 tonnes. Le CADE qui avait proposé d’autres options a toujours jugé légitime le refus des populations. Les levées de boucliers de Labastide, de Mouguerre se sont soldés par des victoires qui ne doivent rien à une supposée complicité du porte parole du CADE avec quiconque. Si les populations ont gagné c’est qu’elles se sont battues et c’est leur faire injure que de penser le contraire. Et évidemment, il est de notoriété publique que le porte-parole du CADE n’appartient à aucun parti. Et les vociférations et le défoulement de certains n’empêcheront pas d’être obligé de réfléchir à la meilleure façon de gérer nos déchets.

 

Sur la forme :

Disons le tout net : le CADE n’est pas indispensable et on peut le critiquer avec un minimum d’honnêteté quand même. Disons le tout net aussi, le CADE n’a pas vocation à aller se faire insulter, encore moins par le représentant de « Terre Verte » qui après avoir proposé un incinérateur, le chaulage, la pyrolyse vient enfin de découvrir cet été : M Dietman.

Ainsi aux opposants qui jugent le CADE bien peu intéressant nous disons, eh bien faites sans nous. Faites mieux que nous.

 

 

                                                                                                          Le Bureau du CADE

 

Précision d’ACE :  

Action Citoyenne Environnementale est partie intégrante du CADE (Collectif des Associations de Défense de l’Environnement du Pays Basque et Sud des Landes). ACE apporte à ce titre un soutien sans réserve au Bureau de ce Collectif qui coordonne et fédère le combat que les associations environnementales de notre région mènent pour faire avancer la cause environnementale qui est au cœur des problèmes auxquels notre planète est aujourd’hui cruellement confrontée.

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