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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 15:37



     du PAYS BASQUE 

     Euskal Herriko Kazeta                



12-02-2009


RFF reconnaît l'incertitude sur sa rentabilité, mais maintient la seconde ligne



Par Goizeder TABERNA


«Les prévisions du développement du fret ne sont que des hypothèses, bien sûr, mais nous allons créer de la demande, en proposant une nouvelle offre», a expliqué Christian Maudet, le chef de la mission des Grands Projets du Sud Ouest, hier, en visite à Bayonne. Malgré le tollé soulevé parmi les élus basques mardi, la construction d'une nouvelle ligne à grande vitesse va se faire coûte que coûte, d'après Réseau Ferré de France (RFF).


Les chiffres détenus par RFF prévoient une augmentation par dix du volume de fret d'ici 2 025 et Christian Maudet se rassure de voir la croissance des échanges entre le Maroc et l'Espagne, malgré la crise. D'autant plus que le «Grenelle de l'environnement préconise de transférer 25 % du fret vers le ferroviaire». Cela dit, le Grenelle de l'environnement prône également le gel des projets d'autoroute ; chose qui n'a pas été prise en compte lors de la relance de la construction de l'autoroute des Landes.


Pourtant, ils misent sur le fret

Pourtant, malgré la crise mondiale, le développement du transport de marchandises est le principal argument des promoteurs de la LGV. Une ligne mixte qui combinerait le transport des voyageurs et celui des marchandises. «La nouvelle ligne a pour vocation de supporter le fret international et le rattachement au centre de fret de Mouguerre permettrait la distribution locale», précise le responsable de RFF, sans reconnaître les premiers signes de crise apparus dans ce secteur.


Cette logique exigerait-elle que la gare se trouve à proximité ? Il est trop tôt pour répondre à cette question, même si l'on précise que la nouvelle ligne devra éviter la zone inondable entre Bayonne et Puyoô et le relief basque. Sur cette question, RFF affirme qu'il travaille sur deux options : la réalisation d'une nouvelle gare, dans ce cas il devra étudier sa localisation, et le raccordement de la ligne avec la gare existante.


«Une gare supplémentaire apporte un potentiel de clientèle intéressant», souligne C. Maudet. Aujourd'hui avec 1 million de voyageurs par an, le tronçon Tours-Bordeaux devrait doubler ces chiffres. Concernant la liaison internationale, dotée d'une nouvelle gare, elle devrait accuser une augmentation de 200 000 voyageurs par an.


Modernisation des voies

Que la nouvelle gare existe ou pas, la desserte locale a de l'importance pour les promoteurs de ce projet. Effectivement, 80 % des voyageurs s'arrêtent en «fin de parcours», en cabotage jusqu'à Hendaye. Cette clientèle devrait utiliser les voies déjà existantes, mais modernisées.


Près de 54 millions d'euros vont être investis sur la rénovation des rails, des traverses et de l'alimentation électrique. L'itinéraire bénéficiera de la rénovation du pont de fer de Bayonne, d'ici quatre à cinq ans.


Cette partie du projet de LGV sera lancée dès cette année, alors que le reste sera soumis à une étude attendue pour 2011, sous forme d'enquête d'utilité publique. En attendant, le tracé définitif devrait être défini à 1 000 mètres près, pour l'autonome 2 009. Et ce n'est qu'en 2010 que RFF dévoilera le tracé à 500 mètres près, les conditions d'exploitation, l'évaluation des impacts environnementaux et des mesures à prendre, puis les estimations financières et les premiers bilans trafics et socio-économiques.


Actualisation des études

Régulièrement contestées par les uns et les autres, les études réalisées par RFF seront actualisées. Un appel d'offres a été mis en place afin qu'un bureau lance l'étude à partir du mois d'avril. Cette dernière va revoir les prévisions des marchandises et des voyageurs. Toutefois, sans attendre les résultats des études qui pourraient éventuellement donner de nouvelles données, Christian Maudet assure que la seconde ligne sera réalisée.


Le chef de mission a confirmé, comme l'annonçait le CADE, que les études de l'Agence d'Urbanisme «doivent tenir compte des contraintes ferroviaires», définies par RFF. Reconnaissant que les deux entités travaillent en étroite collaboration, puisque RFF se repose sur l'étude des collectivités territoriales, il y a de forte chance que l'étude commandée par la CABAB ne contrarie pas celles de RFF.


Malgré tout, cet établissement public assure que l'élaboration du projet se fera en concertation avec les élus locaux. Christian Maudet a annoncé la création de groupes de travail répartis par thème.


Source : http://www.lejpb.com/paperezkoa/20090212/121377/fr/RFF-reconna%C3%AEt-lincertitude-sur-sa-rentabilite-mais-maintient-seconde-ligne



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